dimanche 18 mars 2012

Jamais content


Entre deux blogues, je déborde, hésite, reviens, retombe amoureux et prends ma plume. Exercice d'écriture, de style, de souffle, sous la forme banale d'un récit (ou d'un récit banal?), celui d'un weekend dont je ne suis jamais content. Et vous?

Et pourtant. Gros weekend, bien rempli, devrait être satisfaisant. Moi, dimanche, 7h30, déjà debout. Moi, dimanche 8h, déjà vidé. Nouvelle télé, nouvel ampli pour guitare (portatif, tient dans la paume de ma main – gauche, ça va de soi), nouveau mélangeur (bon, ça c'est un sujet pour le blogue culinaire trop longtemps négligé), troisième essai de premier chapitre de nouveau roman (ça aussi, pour un autre blogue, donc j'arrête ici et reviendrai au prochain paragraphe), salon presque terminé d'être aménagé, nouveau foyer dans le boudoir complété par la Douce, salle à manger presque terminée, BBQ sauvé de l'agonie, fontaine à chat achetée et installée, chat content, moi pas content.

Pas content? Jamais content. Putain de premier chapitre. Réécris trois fois et – Ô surprise – la quatrième est en route. La première, trop Foenkinos. La deuxième, trop Easton Ellis. La troisième, trop simplement mauvaise. Et la quatrième? Je ne sais pas encore, sans doute trop. Juste trop.

On m'a demandé cette semaine "fais-tu parti de ces drôles de bibittes trop perfectionnistes?". Et ça me trotte dans la tête. Peut-on l'être trop? Suis une drôle de bibitte? Fais-je parti?

Ce matin, première visite sur les réseaux sociaux en une semaine, si j'omets une publication faite à la va-vite. Et j'omets. Ce matin, en lisant ces tranches de vie, j'omets. J'omets de commenter, de ne pas lire en diagonale. La pertinence s'amenuise et devient simple présence. Nécessité fuyante, la présence numérique me fait la gueule. On est chacun de son côté et on boude, sans trop que je ne sache pourquoi. Sans doute qu'on n’est jamais contents.

J'suis jamais content, sauf de partager cette chanson.